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L'onction des malades: quand et pour qui ?


Depuis quelques années,au début du Carême,les personnes âgées ou malades de notre communauté de paroisses qui le peuvent,se réunissent à l’occasion de la messe aucours de laquelle est proposé, à celles qui souhaitent le recevoir, le sacrement del’onction des malades.

Autrefois, on parlait de l’extrême onction parce que l’onction était habituellement faite à la dernière extrémité, davantage aux mourants qu’aux malades, si bienque, dans l’esprit de beaucoup, l’onction semble même la précipiter.

En réalité, il est non seulement souhaitable qu’une personne malade reçoive l’onction avant que sa santé ne s’aggrave considérablement et, si c’est possible, en présence de ses proches, mais l’onction n’est pas le seul sacrement qui lui soit proposé. La visite à la maison, à l’hôpital ou à la maison de retraite, rencontre gratuite, de personne à personne, et la communion, apportée au malade qui ne peut plus participer à la messe, sont, avec l’onction, autant de signes d’aide et de soutien qui témoignent de l’amour de Dieu et de l’attention de tous pour la personne malade.

L’onction des malades ne peut normalement pas être reçue dans tous les cas, en raison seulement de l’âge ou d’une maladie passagère et sans gravité. Elle est destinée avant tout aux personnes qui sont sérieusement atteintes par l’âge et la maladie. Elle est alors comme un nouveau signe de réconfort et d’espérance qui leur est proposé, un soutien dans l’épreuve et un moyen pour vaincre la maladie, si Dieu le veut. De plus, l’onction des malades n’est pas faite pour être reçue à plusieurs reprises, autant de fois qu’on le voudrait ou de façon systématique, par exemple, chaque année, à l’occasion de la messe des malades, du seul fait qu’elle serait proposée. L’onction que l’on a reçue continue à être efficace et ne nécessite pas d’être renouvelée régulièrement. On ne la renouvelle que si la personne qui l’a reçue durant la maladie vient à en guérir, si, durant la maladie, sa situation devient plus critique ou si, en raison de l’âge, ses forces déclinent rapidement.

S’il est heureux que, à l’occasion de la messe des malades, la communauté tout entière soit réunie pour leur manifester sa proximité et célébrer avec eux le sacrement de l’Onction, il serait tout aussi heureux que les personnes qui désirent le recevoir ne le demandent pas juste par habitude ou parce que « ça ne peut pas faire de mal », mais qu’elles aient vu avec le prêtre à quel point leur état de santé, atteint par la maladie ou la vieillesse, entraîne une situation difficile telle que, pour la vivre, elles ont besoin de nouvelles forces que leur apporte l’onction des malades.

L’onction n’est pas un remède miracle qui garantirait d’être guéri, ni une sorte de baume bienfaisant ! Elle n’agit que si elle est accueillie dans la foi dans l’action du Christ qui, même s’il ne rend pas nécessairement la santé, n’aide pas moins la personne qui la reçoit à lutter contre la maladie et à garder confiance et courage.

Puisse le Carême éclairer et fortifier notre foi dans le Christ qui a fait de ses souffrances le chemin qui mène à la vie et qui, aujourd’hui encore, souffre et lutte avec nous, pour que nous ayons la vie !