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Lendemain de fête


Les lendemains de fête sont d’autant plus amers que la fête sert à s’évader et à oublier les difficultés de la vie quotidienne et les drames du monde, comme si, soudain, ils s’étaient évaporés. Le retour à la vie réelle, le lendemain, n’est que plus brutal. Ce que l’on imaginait avoir disparu ne s’impose que davantage à soi, dans toute sa dureté, tant le contraste entre la fête et ses rêves, et la réalité souvent tragique est frappant.

Après les cinquante jours de fête du temps pascal, qui sont, selon les auteurs anciens, comme un grand dimanche, le retour au temps ordinaire, dès le lundi après la Pentecôte, ressemble également à une sorte de lendemain de fête qui laisse quelque peu nostalgique de ce temps joyeux qui s’achève brusquement.A cette différence près que la fête de Pâques n’est pas, elle, une évasion hors de la vie réelle. Elle prend, au contraire, au sérieux ce qui nous arrive. Elle ne nous fait pas miroiter une vie facile, sans tracas, sans combats, sans épreuves, une vie qui ne serait plus touchée par ses fragilités et ses limites, ni par la mort, une vie qui n’aurait plus à affronter son caractère parfois si dramatique. La fête de Pâques atteste plutôt que la vie, la vraie vie, à laquelle Jésus est ressuscité, est à l’œuvre aussi en nous, à cause de lui, et qu’un jour, elle sera la plus forte. Pour l’instant, ainsi que l’affirme saint Paul, « nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance. Nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance » (Rm 8, 23-25).

Le temps ordinaire, après Pâques, est donc moins un lendemain de fête que le temps durant lequel nous gardons la Pâque de Jésus présente dans toute notre vie, selon les termes de la prière d’ouverture de la messe du samedi avant la Pentecôte. Le temps durant lequel la Vie, que nous avons célébrée, soutient notre marche à travers les obscurités et les remous de notre vie et de celle du monde, dans l’espérance que ce qui s’est réalisé en Jésus et qui a commencé en nous, finira par se réaliser aussi pleinement en nous. Puisse l’été ne pas être une occasion de s’évader du monde et de ses problèmes, mais être davantage un moment favorable pour découvrir que « Dieu nous offre les forces ainsi que la lumière dont nous avons besoin pour aller de l’avant. Au cœur de ce monde, écrit notre pape François, le Seigneur de la vie, qui nous aime tant, continue d’être présent. Il ne nous abandonne pas, il ne nous laisse pas seuls, parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins » (Laudato si’,245).

Waldighoffen, juillet 2019