Hilda Hatstatt (M) - Obs: 24.06.21 - 14h30
En attendant le prochain bulletin, l'horaire des messes de juillet à septembre est en ligne dans l'onglet "Messes et offices". Bel été à tous !

05/2021-Sainte Odile parmi nous !

Par Père Sébastien Schmitt

02/2021-Sainte quarantaine

Par Père Sébastien Schmitt

12/2020-« Vivre dans le temps présent de manière raisonnable » (Tt 2, 12)

Par Père Sébastien Schmitt

09/2020-Telle la cigogne…

Par Père Sébastien Schmitt

07/2020-Que sera notre été ?

Par Père Sébastien Schmitt

06/2020-« Alors que les portes étaient verrouillées, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux » (Jn 20, 19)

Par Père Sébastien Schmitt

02/2020-L'onction des malades: quand et pour qui ?

Par Père Sébastien Schmitt

12/2019-Que devons-nous faire ?

Par Père Sébastien Schmitt

09/2019-Un site Internet pour la communauté de paroisses

Par Père Sébastien Schmitt

07/2019-Lendemain de fête

Par Père Sébastien Schmitt

04/2019-Mourir pour entrer dans la vie

Par Père Sébastien Schmitt

Sainte Odile parmi nous !


Puisque, en cette année où l’on fête le jubilé des 1300 ans de sa mort, on peut difficilement, pour les raisons que l’on sait, se rendre auprès de sainte Odile, sur le mont qui porte son nom, c’est elle qui vient à nous ! Le 21 mai, ses reliques seront parmi nous et on pourra les vénérer.
Que sont au juste les reliques ? Le Directoire sur la piété populaire dit que les reliques, ce sont « les corps – ou des éléments significatifs de ces corps – de tous ceux qui, par la sainteté héroïque de leur vie, se révélèrent sur cette terre des membres éminents du Corps mystique du Christ et des temples vivants de l’Esprit Saint. De plus, les objets qui ont appartenu aux saints sont aussi considérés comme des reliques : il s’agit des objets personnels, des vêtements, des lettres et des objets qui ont été mis en contact avec leurs corps ou leurs tombeaux, et aussi des objets qui ont touché les images vénérées du saint » (n° 236).
C’est grâce à la fois à leur renom et aux reliques que le culte des saints s’est répandu, car, au départ, on vénérait les saints, surtout les martyrs, près de leurs tombes. En bien des lieux, on a ainsi tenu à posséder un « élément significatif », une parcelle, du corps du saint, ou quelque chose qui l’avait touché ou qui lui avait appartenu, de sorte à pouvoir également le fêter, le jour anniversaire de sa mort, qui est celui de sa vraie naissance, de son entrée dans la cité du ciel. La présence des reliques, ici ou là, attirait les foules, si bien que, petit à petit, on a déposé des reliques sous l’autel de chaque église. Leur place, sous l’autel, « exprime symboliquement, dit le Directoire, la communion de toute l’Église à l’unique sacrifice du Christ et donc la mission qui lui est confiée de témoigner, même au prix du sang, de sa fidélité à son Seigneur » (n° 237).
On n’est plus très habitué aujourd’hui à vénérer des reliques. La présence parmi nous de celles de sainte Odile, la patronne de l’Alsace, est comme l’occasion d’en redécouvrir le sens. Les reliques ne sont pas un objet magique qu’il suffirait de toucher pour être assuré d’obtenir tel ou tel bienfait ou pour se concilier la faveur du saint ! C’est pourquoi, le Directoire met en garde contre « la manie de collectionner des reliques », comme s’il s’agissait de porte-bonheur !
Vénérer les reliques, c’est avant tout se rappeler que ceux qui ont été reconnus comme saints ne sont pas des génies qui auraient pratiqué un genre de vie qui nous serait inaccessible, mais qu’ils ont été « des personnes, disait le pape Benoît XVI, qui n’ont pas cherché obstinément leur propre bonheur, mais qui ont simplement voulu se donner, parce qu’ils ont été touchés par la lumière du Christ. Ils nous montrent ainsi la route pour devenir heureux, ils nous montrent comment on réussit à être des personnes vraiment humaines, comment il faut faire pour être chrétien, comment il faut faire pour mener sa vie de manière juste – pour vivre selon le mode de Dieu. »
Sainte Odile, plus que tout autre, parce qu’elle est née aveugle, a été touchée par la lumière du Christ. Lors de son baptême, ses yeux se sont ouverts. Si, à l’occasion du jubilé de sa mort, on vénère ses reliques, c’est moins pour s’attirer leur protection, comme si elles avaient un effet miraculeux, que pour implorer sainte Odile de nous montrer comment il faut faire pour être plus humain, comment il faut faire pour être chrétien et se conduire comme des enfants de lumière. Car, par le baptême, comme elle, nous sommes devenus lumière ! Cela suppose, dit saint Paul, de savoir reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur et de démasquer ce qui ne produit rien de bon (cf. Ep 5, 8-11).
Puisque, à travers ses reliques, sainte Odile vient à nous, venons à elle et, avec son aide, demandons à Dieu de nous faire venir davantage à la lumière, comme nous y invite la prière pour entrer dans la démarche de ce jubilé : « Seigneur, ouvre mes yeux, comme tu l’as fait à son baptême : pour voir ta lumière et découvrir la beauté en chacun et en toutes choses ; pour regarder à ta lumière, avec bienveillance et compassion ; pour discerner ce qui est juste, vrai et bon ; pour poser sur les autres le regard de tendresse qui encourage et aide à vivre. »